dimanche 30 août 2015

Il y a un an...

Il y a tout juste un an, je fêtais mes 28 ans et mon anniversaire réveillait les démons qui sommeillaient en moi.
Il y a un an, je voulais être maman.
Il y a un an, je déprimais, j'étais triste et j'avais le cœur gros.
Il y a un an, je désespérais de tomber un jour enceinte.
Il y a un an, je me détestais, je me voyais stérile, incapable de donner la vie, incapable d'offrir à mon mari le bonheur d'être père.
Il y a un an, je me sentais nulle et inutile.
Il y a un an, je croyais que je ne serai jamais maman, que je ne connaîtrai jamais ce bonheur.
Il y a un an, notre couple traversait cette épreuve si difficile, mais restait fort et soudé.
Il y a un an, je n'imaginais pas une seconde qu'un miracle s'était produit.
Il y a un an, je n'avais pas idée que finalement oui j'étais enceinte, oui c'était possible.

Non, il y a un an, je ne savais que le bout du tunnel était si proche et que le bonheur nous tendait enfin finalement les bras.




vendredi 28 août 2015

Mon bébé prématuré #4

Lorsque mon bébé m'a rejoint cette nuit là, j'ai tout de suite ressenti le besoin de le prendre tout contre moi, de le sentir, je ne pouvais pas le laisser si petit, si fragile, seul dans sa petite couveuse.

La puéricultrice m'y a vivement encouragé, me ventant les bienfaits du peau à peau qui est essentiel à tous les bébés mais plus particulièrement aux prématurés, eux qui ont quitté si brutalement le ventre de leurs mamans.

C'est donc comme ça que j'ai passé une partie de la nuit, entre rêve et réalité, mon bébé n'était plus dans mon ventre, il dormait tout contre moi, bercé par les battements de mon cœur. 

Cette première nuit a également été marquée par la rencontre avec un nouvel appareil qu'il fallait que j'apprivoise : le tire-lait électrique.

En effet, ayant fait le choix d'allaiter mon enfant, il fallait absolument que je stimule le plus rapidement possible afin d'avoir la montée de lait. Mon bébé n'ayant pas la force de le faire, c'est le tire-lait électrique qui allait s'en charger. C'était donc parti pour 20 minutes de pompage et je devais impérativement le faire au moins 8 fois par jour.

Cette nuit là, la puéricultrice a également essayé de nourrir notre petit garçon à l'aide d'une seringue et de son petit doigt. Elle s'est alors très vite rendue compte qu'il avait beaucoup de mal à téter et m'a donc préparé au fait qu'il allait très probablement devoir avoir une sonde gastrique afin d'être alimenté par gavage. Elle semblait désolée mais je comprenais que c'était pour le bien de notre petit coeur et ça aurait été un miracle de pouvoir s'en passer.

Le lendemain matin on posait donc cette sonde dans le nez de mon tout petit. Le voir avec tous ces câbles était assez impressionnant. Il est vrai qu'en pensant à une naissance prématurée mon mari et moi nous inquiétons pour des problèmes cardiaques ou respiratoires. Nous n'avions absolument pas pensé au fait qu'il y aurait pu avoir un problème au niveau alimentaire. C'est pourtant bel et bien le seul soucis que rencontrait notre enfant.

Dès le 3ème jour, la puéricultrice a décidé de mettre en place les tétées pesées. En clair, avant chaque repas je devais peser mon bébé ensuite le faire téter au sein 20-30 minutes puis le repeser (ce qui impliquait à chaque fois débranchage/rebranchage de câbles). La différence de poids nous indiquait la quantité bu. Ce qui manquait de sa ration lui était donné via sa sonde avec mon lait tiré que je conservais précieusement dans le frigo de la biberonnerie. J'ai d'ailleurs très rapidement réussi à tirer des quantités très satisfaisantes, bien loin des 2-3 gouttes de colostrum du 1er essai !

Nous nous sommes ainsi très vite rendu compte que notre petit cœur ne tétait pas efficacement puisqu'il prenait uniquement 5-10 grammes. Plus les jours passaient, plus les quantités qu'il devait boire augmentées mais lui n'arrivait toujours pas à prendre suffisamment au sein. Pourtant il retirait très régulièrement sa sonde, ce qui signifiait souvent, selon les puéricultrice, que le bébé était "prêt".
En tout cas pas pour le notre ...

Très vite il a également commencé à régurgiter de façon très impressionnante (par la bouche, le nez).
J'ai eu très peur, du moins une puéricultrice m'a fait très peur en me parlant d'enterocolite necrosante - non je n'aurais pas dû aller voir sur internet - finalement ce n'était pas ça (ouf) mais son lait devait tout de même être épaissit.

Les jours qui ont suivis étaient tous rythmés de la même façon : de jour comme de nuit, toutes les 3 heures je changeais la couche de bébé avant de faire un tétée pesée, ensuite j'appelais la puéricultrice qui venait compléter son alimentation. Pendant ce temps-là je tirais mon lait puis une fois les accessoires lavés, je tenais mon petit chat bien droit pendant sa digestion.

Lorsque le papa était là, il m'aidait bien évidemment. Il nous rejoignait généralement vers 9 heures du matin, il repartait parfois entre 14h et 17h pour faire 2-3 courses et s'occupait du quotidien. Le soir il partait vers 21h. Quand il était là, il faisait beaucoup de peau à peau avec petit coeur. Je pouvais ainsi me reposer, manger, prendre ma douche... Il a pu également passer 3 nuits avec nous durant ce séjour.

Les journées passaient ainsi à toute vitesse et entre changements de couches, premiers bains, peau à peau, j'avais bien du mal à me repérer dans le temps. Ces 2 semaines furent à la fois les plus longues et les plus courtes de toute ma vie.

J''avais vraiment l'impression que mon bébé ne progressait pas, je ne voyais pas le bout du tunnel, le moment où enfin il mangerait seul. Sur les 65-70 grammes de sa ration recommandée, il prenait maximum 20 grammes au sein. Nous avons tout essayé la seringue, le DAL au doigt, le biberon, rien a faire, il n'avait pas le réflexe de succion.

Je voyais l'échéance des 15 jours en unité kangourou arrivée à grand pas et l'ombre de la neonat planait dangereusement au dessus de nos têtes. Non malheureusement nous n'allons pas y échapper.




mercredi 26 août 2015

"Il a fait son choix "

On m'avait pourtant prévenue et même si j'avais bien du mal a y croire, ça a fini par arriver.

Depuis le début, mon bébé a connu le biberon. D'abord par nécessité, ensuite par confort.

Pourtant c'est bien un des premiers conseils (avertissements) qu'on donne aux mamans qui donnent le sein : éviter au maximum biberons et tétines au risque de mettre en péril l'allaitement, bébé se rendant vite compte de la facilité de s'alimenter au biberon. Une puéricultrice m'avait même dit "il en suffit d'un !" Ca me paraissait quand même aberrant...

Durant ses 3 premières semaines de vie, mon petit cœur ne sachant pas téter au sein, le biberon a donc été évité le plus possible, lui préférant le dal au doigt ou la seringue. Il y a quand même goûté à plusieurs reprises.

Ensuite, en rentrant a la maison, j'ai tout de même attendu ses 6 semaines avant de lui redonner un biberon de mon lait tiré. Enfin pas moi, le papa. C'était du confort : je pouvais me coucher plus tôt, laissant à mon mari le soin de donner la dernière tétée. Je pouvais également sortir, aller chez le coiffeur ou chez le médecin sans craindre d'affamer mon enfant.

Voilà c'était notre petite routine depuis 4 mois. Et puis depuis une quinzaine de jours, mon bébé pleurait en début de tétée, je devais marcher et le bercer pour qu'il commence à se nourrir. Bizarre, bizarre.

J'ai tout de suite pensé à la grève de la tétée. J'avais raison, aujourd'hui c'est flagrant : il refuse clairement le sein, ne mange pas même si je le berce, je dois impérativement lui donner un biberon. Bon pour l'instant il ne le fait pas à chaque tétées, surtout celles de la journée, où il est bien réveillé. La nuit j'ai encore le droit à ces moments de douceur...

Lors de la visite des 4 mois. J'en ai parlé à la pédiatre (qui est spécialiste de l'allaitement), et elle a confirmé mes craintes : "il a fait son choix" m'a-t-elle dit. Elle m'a tout de même conseillé d'essayer de lui donner le sein a chaque fois et m'a encouragé à continuer le tire-allaitement tant que je le pouvais (pour l'instant petit cœur n'a jamais eu de lait artificiel). Elle m'a également dit que ça pouvait n'être qu'une passade et ne durer que quelques jours.

Bon, je ne comptais pas allaiter mon garçon éternellement mais j'aurais aimé le faire 6 mois, comme cela est recommandé par l'OMS et j'avoue que je voulais un sevrage tout en douceur, une belle transition, une dernière jolie tétée. Là c'est franchement brutal, limite blessant... !

Alors en attendant je m'accroche. Je tire mon lait a chaque fois qu'il a un biberon, histoire de maintenir ma lactation. Je lui propose le sein systématiquement. Je ne me vexe pas :-) et on a du lait en poudre au cas où...

Et vous, avez vous déjà vécu cette grève de la tétée ? Votre sevrage s'est il fait en douceur ou brutalement ?

En plus il a un biberon de fille, la honte !!!

lundi 24 août 2015

Juste une petite mèche de cheveux blanc

Comment et pourquoi elle est arrivée là, je ne sais pas...
Une chose est sûre, les gênes n'ont rien à voir là-dedans.
Est-ce lié à ma grossesse difficile, à la peur si intense de le perdre ?
Est-ce que toutes mes craintes, tout mon stress, ont pu s'encrer aussi profondément dans son petit corps ?
Est-ce qu'un foetus peut ressentir si fort les angoisses de sa maman au point d'en partager les peurs ?

A ces questions, je répond oui.

Oui, je pense que mon tout petit a vécu tout aussi difficilement cette grossesse que moi, je pense qu'il a été incommodé par ces foutues contractions, je pense qu'il a entendu mes pleurs, qu'il a ressenti mon désespoir. Je pense qu'il s'est fait du soucis. Je pense qu'il a eu peur.

Oui, pour moi, cette petite mèche de cheveux blanc en est la preuve.
Elle fait sa particularité, son originalité.
Elle raconte notre histoire et nous rappelle à jamais à quel point la vie est précieuse.



vendredi 21 août 2015

Mon bébé prématuré # 3

Pendant ma grossesse à risque ma plus grande crainte était d'être séparée de mon bébé à la naissance. C'était d'ailleurs ce dont j'avais le plus peur lorsque je suis arrivée aux urgences gynécologiques ce dimanche matin. Heureusement je fût vite rassurée car la sage femme m'a tout de suite parlé d'un nouveau service présent dans l'hôpital : 

l'unité kangourou

L'unité kangourou permet à la maman d'être hospitalisée en chambre avec son bébé quand il y a une grossesse à risque ou un accouchement compliqué ou difficile. Il faut bien-sûr que la santé du bébé le permette. Dans le cas d'un accouchement prématuré par exemple, il faut que le bébé naisse avec un terme de minimum 34 SA et que bien-sûr il n'est pas de difficulté respiratoire ou cardiaque qui le conduirait directement en neonat.

La sage femme a donc immédiatement contactée le service et par chance une chambre était disponible pour nous si j'accouchais dans la journée. 
Pas de suspense, vous savez que j'ai mis mon petit garçon au monde le soir même.
Malgré sa prématurité, il était capable de respirer tout seul (je remercie d'ailleurs mon gynécologue qui avait prévu le coup en faisant les injections de corticoïdes) et n'avait pas de difficultés cardiaques.

L'unité kangourou est située au même niveau que la maternité, elle comprend 6 chambres et une puéricultrice est dédiée uniquement à ce service ouvert il y a tout juste 6 mois.

Mon petit coeur est monté vers 20h30 alors que de mon côté je suis restée 2 heures en salle d'accouchement et c'est donc vers 22 heures que j'ai pu enfin aller en chambre.
Après un repas attendu mais franchement pas top, mon petit bébé m'a rejoint, la puéricultrice l'a mis dans sa couveuse située juste à côté de mon lit.

Nous avions à ce moment là 2 semaines ensemble devant nous.
Pour que bébé puisse sortir à l'issu de ce séjour, il devra entre autre être autonome au niveau alimentaire et peser plus de 2kg (ce qui était déjà le cas). Si ces conditions ne sont pas réunies, il devra malheureusement aller en néonat.

Entre joies, désespoirs, peurs, rires et larmes,
je crois bien que ces 2 semaines furent les plus longues et les plus intenses de ma vie.





mardi 18 août 2015

4 mois déjà

Ça y est, il y a quelques jours, mon tout petit a eu 4 mois, soit un peu plus de 2 mois en âge corrigé.

Alors ça donne quoi ?

Niveau poids et taille :

Il a complètement rattrapé la courbe et affiche fièrement 6,130 kg sur la balance pour 62cm.

Niveau évolution et développement :

Il nous fait de vrais beaux sourires, on a même eu le droit à un petit rire (1 fois !! mais on travaille dur pour que ça se reproduise !),
Il discute énormément, 
Il suit très bien du regard et semble voir de mieux en mieux,
Il s'intéresse beaucoup aux jouets et aime beaucoup la musique,
Il tient sa tête bien droite dans le prolongement de son corps lorsqu'on le porte,
Il commence à se redresser sur ses petits bras lorsqu'il est sur le ventre,
La tête est toujours lourde mais dandine de moins en moins,
Il attrape les objets avec ses mains et les tient de plus en plus longtemps,
Son réflexe de moro est toujours bien présent (pas top les réveils en sursaut...).

Il doit très certainement avoir un peu de retard par rapport à un bébé né à terme, 
mais je trouve qu'il se débrouille quand même très bien (avis de maman!)

Et sinon, en vrac,

On fête 4 mois d'allaitement maternel exclusif. 
Les nuits sont toujours hachées et difficiles.
Il a toujours beaucoup de mal a trouvé son sommeil et c'est la principale source de ses pleurs.
Les coliques sont presque devenues un mauvais souvenir. Quelques crises de temps à autre mais rien à voir avec ce qu'on a pu vivre, (il faudrait d'ailleurs que j'arrive à faire le lien avec ce que je mange).
Toujours quelques crises d'angoisse le soir mais ce n'est plus systématique.
Son rgo est encore bien  là et on continue donc le traitement.
Ses yeux deviennent de plus en plus clairs,
Il adore qu'on lui fasse des bisous sur les pieds et dans le cou, 
Il se marre quand il éternue,
Il est hyper souriant, a un petit sourire charmeur et des yeux malicieux,
Un petit peu impatient, voire râleur : il sait très bien ce qu'il veut !

Bref, un peu de fatigue, quelques larmes mais tellement de bonheur et d'amour.








lundi 17 août 2015

Mon chemin vers l'allaitement maternel

Avant d'essayer d'avoir un bébé, c'était clair dans ma tête : je n'allaiterai pas mes futurs enfants.
Je n'étais pas à l'aise avec ma poitrine (qui est petite) et mes mamelons (qui sont plats).
Je ne suis pas pudique mais je ne me voyais absolument pas allaiter en public et je ne me voyais pas être coincée à la maison avec bébé juste pour le nourrir.
Enfin, je n'ai pas de réelles explications à ça mais l'idée d'allaiter ne me plaisait vraiment pas.
J'étais donc bien d'accord avec le fait qu'il vaut mieux donner le biberon avec plaisir plutôt que le sein par contrainte.

Sauf que, alors que l'attente de bébé se faisait de plus en plus longue et douloureuse, petit à petit j'ai commencé à changer d'avis.
Je me suis rendue compte que tomber enceinte, qu'avoir un enfant, c'est un petit miracle.
J'ai ouvert les yeux sur le fait que notre corps est une machine complexe, bien faite.
J'ai discuté avec des amies, des collègues sur leur choix d'allaiter au sein ou non.
Je me suis renseignée sur les bienfaits de l'allaitement maternel aussi bien pour le bébé que pour la maman.

Bref, quand je suis finalement tombée enceinte, j'ai tout de suite su que je tenterai cette magnifique aventure.

Je ne regrette pas, mon bébé étant né prématurément, j'ai le sentiment de lui avoir donné le meilleur et je suis fière de le voir grandir et grossir un peu plus chaque jour.

Je ne juge absolument pas celle qui préfère donner le biberon. J'ai partagé pendant longtemps leur avis sur le sujet et il m'arrive encore aujourd'hui, lors des moments difficiles, de me dire que oui peut-être j'aurai mieux fait de lui donner le biberon. Mais dans ces moments là, je réalise aussi la chance que j'ai d'avoir réussi à donner le sein à mon bébé, alors que certaines n'y arrivent pas et en souffrent beaucoup.

Je pensais l'allaiter 3 mois, aujourd'hui il en a 4 et nous partageons toujours ces précieux moments. Je ne sais pas pour combien de temps encore, la fin approche je pense, alors en attendant, je savoure chaque instant.




vendredi 14 août 2015

Mon bébé prématuré # 2

Quand nous avons dû partir à l'hôpital, rien était prêt.
Moi qui suis d'habitude très prévoyante, j'avais sans cesse repoussé le moment de la préparation de la valise de la maternité, par superstition très certainement. 

En ce dimanche matin,
je me retrouve donc à entasser des petites affaires dans la valisette destinée à bébé. 
Heureusement que ma maman avait acheté un petit trousseau de naissance...

Je n'ai quasiment rien apporté pour moi, 
mon mari aurait bien le temps d'aller me chercher ce dont j'avais besoin en cas d'hospitalisation.
A ce moment là je savais bien que quelque chose se tramait,
mais jamais je n'aurai pensé accoucher dans la journée.

Il est 8h,
Nous arrivons aux urgences gynécologique.
La sage femme m'installe dans une pièce et me pose un monitoring.
Les contractions sont toujours aussi régulières, sont douloureuses mais très supportables.
Le coeur de bébé bat un peu vite alors elle me demande de me positionner sur le côté gauche.
Je suis sereine, j'ai l'impression d'être hors du temps.

1 heure plus tard,
la sage femme revient pour m'examiner.
Elle me dit que les contractions ne sont pas trop marquées, on va donc bien voir ce que ça donne.
Quelle surprise (autant pour elle que pour moi) lorsqu'elle m'annonce que le col est ouvert de 3-4 cm et que la poche des eaux est bombante !
Pour elle c'est "hyper favorable".

Cette phrase retentit encore dans ma tête,
j'étais persuadée qu'ils allaient bloquer le travail afin d'éviter un accouchement prématuré.
Et bien non, à 34 SA, ils estiment que le bébé ne court plus de grand danger, 
il laisse donc faire la nature.

On me déplace alors en salle d'accouchement, il est midi.
Avec le papa on ne comprend pas trop ce qui est entrain de se passer,
Ça y est c'est le jour J.

Les contractions sont de plus en plus intenses mais je les supporte très bien,
J'envisage même d'accoucher sans péridurale.
Mon col se dilate environ d'1cm par heure.

A 16h30
la sage femme vient me voir et m'explique que si je veux la péridurale, 
c'est maintenant ou jamais.
J'hésite mais elle me fait peur en me disant qu'une fois la poche des eaux percées, 
les contractions deviendraient très douloureuses.
Je cède, je suis dilatée de 7cm et je demande donc la péridurale.

Si j'avais su !
Péridurale difficilement posée, malaise vagal, contractions toujours présentes mais impossible de bouger les jambes.
J'aurai dû me faire confiance ...

Bref, une fois cette (foutue) péridurale posée, 
la sage femme vient me percée la poche des eaux.
Il est 18h.

1 heure plus tard, changement de sage femme,
mon col est enfin dilaté à 10 cm, il ne manque donc pas grand chose.
On voit d'ici 30 minutes.
Sauf que 10 minutes plus tard, la sage femme, une gynécologue, un pédiatre,
et qui sais-je encore ? au moins 8 personnes débarquent !
Le bébé est en souffrance, il faut le sortir vite.

N'ayant pas fait de préparation à l'accouchement et la péridurale étant mal posée,
les poussées ne sont pas suffisamment efficaces.
La gynécologue doit donc prendre les cuillères pour sortir mon bébé,
et je n'échappe malheureusement pas à l'épisio...
Il est 19h33, nous sommes enfin parents !

Mon petit garçon est pris très rapidement en charge par le pédiatre,
mon mari est avec lui pendant que les sages femmes s'occupe de moi.
Notre bébé va bien.
J'ai même le droit de le garder 10 minutes sur moi avant qu'il soit mis en couveuse.

Mon bébé est prématuré mais il s'en sort très bien,
il pèse 2,275 kg pour 43 cm,
il est si petit, si fragile mais respire seul.

Je découvre ce nouveau sentiment, celui d'être maman.




mardi 11 août 2015

Le marchand de sable n'est pas passé

Non mais qui a inventé l'expression "dormir comme un bébé ?"
Il me semblait que cela signifiait dormir profondément, paisiblement, des heures durant.
 Me serais-je trompée ??

Chez nous c'est plutôt crises de larme, nuits hachées, siestes inexistantes, réveils incessants...

Oui je suis désespérée.
Moi la grosse dormeuse à qui 8 heures de sommeil ne suffisaient pas, 
mais qu'ai-je fais pour mériter ça ????

Je me moquais d'avoir une fille ou un garçon, un bébé aux yeux bleus ou aux yeux marrons, 
le seul petit souhait que j'ai pu faire (outre le fait que mon bébé soit en bonne santé bien évidemment) était d'avoir un bébé qui dorme.

Je ne parle pas d'un bébé qui fait ses nuits dès le premier jour, non je suis réaliste quand même. 
Juste un bébé qui a besoin de dormir, qui sait dormir, qui aime dormir gentiment dans son petit lit. 

J'ai du me porter la poisse.
On a peut-être mal fait quelque chose, je ne sais pas.
Mais le fait est là, mon bébé ne dort pas.

Pourtant nous étions bien partis.
A la naissance, il dormait beaucoup, sûrement à cause de sa prématurité (Nous devions cependant le réveiller toutes les 3 heures pour le nourrir).
A ses 3 semaines, lorsque nous sommes rentrés à la maison, il nous faisait même de belles nuits (19h-1h-5h-8h), disons une nuit sur deux. On avait quand même droit à des phases d'éveil entre 2h et 5h du matin mais c'est a priori normal chez les nouveaux nés qui ne différencient pas encore le jour de la nuit.

Et puis sans comprendre pour quoi, 
bébé a recommencé à se réveiller toutes les 2/3 heures pour manger.
Je me plaignais (c'est qu'on s'habitue vite à redormir 4/5 heures d'affilées). 
Je ne savais pas ce qui m'attendais.

A l'heure actuelle, 
Mon petit ne fait quasiment aucune sieste dans la journée,
Il s'assoupit, certes, mais jamais plus de 20 minutes,
Les nuits sont chaotiques avec un réveil toutes les heures.
La seule solution que j'ai trouvé, le faire dormir sur moi.
Dans cette position, j'arrive à grappiller 2 heures de sommeil consécutives.
Mais ça ne peux plus durer, ce n'est pas une solution.
Je veux qu'il dorme, seul, dans son lit, plusieurs heures d'affilées.

Pourquoi mon bébé ne dort-il pas ?
Pourquoi se réveille-t-il en sursaut ? en pleurs ?
Pourquoi est-il autant agité ?
Est-ce lié à un reflux, aux coliques ?
Est-ce qu'il a des angoisses ?
Est-ce que je lui donne de mauvaises habitudes ?
Suis-je la seule dans ce cas ?
Est-ce que ça finira par passer ?

Oui oui vous l'aurez compris, j'ai besoin d'aide !!!!
Si vous avez déjà vécu cette situation, si vous avez des solutions, 
je vous en prie PARTAGEZ !!!!


lundi 10 août 2015

Comme un poisson dans l'eau

Aujourd'hui on va parler puériculture et je vais te raconter mon expérience sur le bain de bébé.

Mon petit garçon étant prématuré, mon séjour à la maternité fût différent d'un séjour classique puisque j'ai été hospitalisée avec lui durant 15 jours. J'ai pu alors bénéficier d'une formation approfondie en puériculture, ce qui n'était vraiment pas du luxe !

Le tout 1er bain de mon bébé a été donné lors de son 3ème jour de vie. C'est une puéricultrice qui l'a réalisé afin de me montrer les gestes que je devrai faire seule la fois prochaine. Je dois dire qu'il n'a pas vraiment apprécié cette première expérience, il semblait terrifié !


Le bain le fatiguait beaucoup, nous lui donnions donc que tous les 3 jours, le matin. J'avoue qu'à chaque fois cela me stressait beaucoup, moi la perfectionniste, il fallait que chacun de mes gestes soient parfaits et je voyais mon garçon exténué pour le reste de la journée.

En rentrant à la maison, le bain est resté un moment compliqué. Nous avons choisi de lui donner le soir mais il fallait trouver le bon timing entre sommeil, phases d'éveil et tétées. Autant vous dire qu'on a tout essayé et qu'on ne trouvait jamais le bon moment. Cela finissait toujours en hurlement.

Mais je te rassure, aujourd'hui le bain c'est le top ! 
On s'en sert même pour apaiser un bébé grognon. 

A la maternité, nous devions savonner bébé sur la table à langer, puis le rincer dans le lavabo situé juste à côté. A notre retour à la maison nous avons appliqué ces consignes. Mais c'était loin d'être simple. On se cassait le dos à savonner bébé par terre. On avait mal aux genoux pour rincer bébé dans sa petite baignoire.

Petit à petit, on a fait à notre façon, oubliant les grands principes qu'on nous avait enseignés.
Nous avons acheté les pieds assortis à notre baignoire et nous y avons ajouté un transat de bain. On savonne bébé directement dans l'eau et il peut bouger librement grâce à son petit siège, et nous, on a les 2 mains libres.

Bébé s'éclate et ça se voit à l'état du sol de notre salle de bain !


Et vous, comment se passe le bain à la maison ?


vendredi 7 août 2015

Mon bébé prématuré #1

J'étais la première à dire que la grossesse n'est pas une maladie, qu'on peut vivre tout à fait normalement sans changer ses habitudes. C'est donc ce que j'ai fait, tu m'aurais vu pendant les 4 premiers mois, à porter les courses, à repeindre la cuisine, à monter des meubles, à passer l'aspirateur dans l'escalier, à enchaîner les allers-retours en voiture, à faire des heures supp au travail sans me ménager. 

Non je n'étais pas malade, j'étais enceinte.

Oui mais voilà, lors de l'échographie du 2ème trimestre, le médecin m'alerte sur un col de l'utérus court, rien d'affolant mais il me conseille de prendre au plus vite rendez-vous avec mon gynécologue. Ce que je fais immédiatement. Il veut me voir le soir même, il n'est pas inquiet mais me met immédiatement en arrêt de travail et me demande de me reposer au maximum.

La grossesse n'est pas une maladie mais ce n'est pas un état normal.

Je me retrouve donc coincée à la maison, sur mon canapé, moi l'hyperactive j'ai tout stoppé du jour au lendemain, pour mon bébé, pour mener ma grossesse à terme. J'ai eu peur, peur de le perdre, peur qu'il naisse trop tôt, peur d'être séparée de lui à la naissance. Je me suis fait des frayeurs à lire des histoires sur les forums. NON quand tu as une grossesse à risque (pour n'importe quelle raison) NE VA PAS SUR INTERNET ! 

Le temps fût long, très long, surtout au début, puis on s'y fait.

Tout le monde te raconte la petite histoire de l'amie d'une amie qui elle aussi a été alitée voire hospitalisée et qui finalement à accoucher après le terme. Ton gynécologue te dit à chaque rendez-vous qu'il est confiant. Ta sage femme à domicile te rassure en te disant qu'il est très rare d'accoucher en avance lorsqu'on est prise en charge.

Alors j'y crois, j'ai peur mais j'y crois, tout se passera bien pour moi aussi.

Des contractions, j'en avais à la pelle malgré le repos, le spasfon, la progestérone, l'homéopathie... Mon col de l'utérus restait court mais était stable, jusqu'à ce rendez-vous pour l'écho du 3ème trimestre. Je sentais bien que quelque chose n'allait pas, je sentais le bébé très bas, je sentais des coups de pied sur le col. Effectivement mon col était très court (15 mm) et commençait à s'ouvrir. Mon petit garçon était en siège complet, ce qui était plutôt une bonne chose a priori, la tête n'appuyant pas sur le col.

Mon état devenait très inquiétant, j'étais enceinte de 32 SA.

Une fois de plus mon gynécologue me reçoit d'urgence et me prescrit les injections de corticoïde pour la maturation des poumons de mon bébé. Dans l'idéal, il faut tenir 4 semaines de plus, 2 semaines pour éviter la grande prématurité. Il ne m'hospitalise pas mais m'ordonne le repos strict, allongée : me lever uniquement pour faire pipi, me laver "vite" et manger "vite". Cela fait déjà 10 semaines que je vis cette grossesse à risque, 4 semaines ce n'est rien, je vais y arriver. Les contractions sont quotidiennes, une cinquantaines par jour mais ne sont pas douloureuses jusqu'à ce samedi soir où elles commencent à être différentes. Je passe la nuit en ressentant ces contractions étranges, toutes les 6 min, je sais qu'il se passe quelque chose, le lendemain matin on part à l'hôpital.

Je suis enceinte de 34SA et je vais accoucher dans la journée.

Mon petit garçon sera bel et bien un bébé prématuré.


jeudi 6 août 2015

Des petits sigles pour de grandes galères


Aujourd'hui je vais te résumer un peu mon parcours à travers des petits sigles, des petites lettres que j'ai rencontré sur le chemin de la maternité.

OPK (Ovaires Polykystiques) : Ou comment mes ovaires, au lieu de produire un beau follicule mature chaque mois, en produisent des centaines tout petit riquiqui. En gros mes ovaires ressemblent à du gruyère... Résultat : 0 ovulation. Voici une des raisons qui explique en partie les difficultés qu'on a eu à concevoir un bébé, mais ce n'est pas la seule, ça aurait été trop simple !

PMA (Procréation Médicalement Assistée) : Oui parce que quand tu es OPK, les chances de concevoir naturellement sont très minces. J'ai donc pris rendez-vous avec un gynécologue spécialisé dans l'infertilité, le début des réjouissances, entre prise de sang et traitement hormonal, le parcours est loin d'être simple. 

IAC (Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint) : Bébé tardant à faire son nid malgré une intervention chirurgicale et la prise d'hormone, c'était la suite logique de notre parcours. Tout était prêt, les examens faits (le papa se souvient encore de cette matinée au labo!) pour une IAC en septembre 2014. Ouf, par chance bébé s'est installé naturellement en août 2014 :-))))))

MAP (Menace d'accouchement Prématuré) : L'angoisse ... Lors de l'écho du 2ème trimestre, le médecin remarque que mon col de l'utérus est court (29mm) Rien de trop méchant mais suffisamment pour que je sois mise en arrêt de travail avec pour consigne d'en faire le moins possible. Les contractions n'ont pas tardé à apparaître, et je suis devenue une maman canapé.

SA (Semaine d'aménorrhée ) : Je ne t'apprend rien, c'est comme ça qu'est datée une grossesse soit 2 semaines en plus par rapport à la date de conception, ce qui correspond plus ou moins à la date des dernières règles. J'en parle ici parce que je peux te dire que je les ai compté ces SA. Étant au repos dès la 22ème semaine d'aménorrhée, le chemin vers les 41 SA me paraissait insurmontable. Chaque pallier, une victoire, la route s'est arrêtée à 34 SA, bébé étant vraiment trop pressé d'arriver. La prématurité, j'aurais bien évidemment l'occasion de t'en reparler.

RGO (Reflux Gastro Oesophagien) : Bébé est arrivé, et j'ai découvert de nouvelles lettres, quelle galère. Mon bébé a un RGO, mon bébé souffre et cette immaturité du système digestive entache quelque peu le bonheur des premiers mois de la vie.

BABI (Bébé aux Besoins Intenses) : Je ne saurais trop dire si mon petit en est un, il en a certaines caractéristiques (beaucoup de bras, de crises de larmes, d'émotivité) mais pas toutes. Le temps me le dira. Je pense que son reflux et sa prématurité jouent aussi beaucoup dans sa façon d'être.

Voilà j'en oublie très certainement mais ceux là raconte bien mon aventure.

N'hésite pas à partager ton histoire si tu te reconnais aussi dans ces petits sigles, ou d'en d'autres d'ailleurs.

A très vite

mercredi 5 août 2015

Le désir d'un enfant

Mon blog étant principalement orienté sur la maternité, pour ce premier "vrai" article, j'ai eu envie de commencer par ce qui me semble être la base : le désir d'un enfant.

Depuis toute petite, j'ai toujours su que je voulais être maman, je voulais même le devenir assez rapidement, dans l'idéal dès la fin de mes études. 

J'ai eu la chance de rencontrer mon mari assez jeune (18 ans), nous avons emménagé ensemble très vite et 6 mois après je suis tombée enceinte sous pilule... Je n'avais pas de travail, j'étais même complètement paumée au niveau des études, mon futur mari n'en parlons pas, entre découverts à la banque et interdit bancaire, l'arrivée d'un enfant n'était pas du tout dans nos projets.

Enfin cela ne justifiera pas pour certains la décision que nous avons prise et si c'était à refaire les choses se passeraient peut-être différemment, mais nous avons stoppé cette grossesse.

Je me suis reprise en main, terminé mes études. Financièrement nous nous sommes calmés, nous avons également beaucoup mûri mais voilà, moi qui voulait un enfant jeune, cette envie s'est peu à peu effacée pour laisser place au désir de profiter, voyager, devenir propriétaire. En ce qui concerne mon mari, je pense que pour lui il était évident qu'il fallait attendre avant de devenir parents, il voulait d'abord acheter une maison, se marier. C'est finalement comme il l'imaginait que les choses se sont passés.

Nous y voilà donc, après un mariage en 2012, la construction de notre maison la même année, un voyage de noce début 2013, le temps d'arrêter la pilule est arrivé. Pas de pression, nous n'étions pas forcément pressés mais j'avoue que vu qu'une grossesse s'était déjà installée alors que j'étais sous contraception, nous étions persuadés que je tomberai enceinte très rapidement. 

Oui mais voilà, le premier mois passe, pas de règles, on se dit ça y est, déjà. Premier test de grossesse d'une longue série : négatif évidemment. Je me dis que c'est normal après dix ans de pilule le corps doit se remettre, il peut se passer du temps avant que les cycles reprennent, il faut être patient, nous ne sommes pas pressés.

Sauf que quand ça ne vient pas on se rend compte que oui finalement on est pressés. Et le désir devient omniprésent, on en devient obsédé, on ne vit plus que pour çà, on ne pense plus qu'à ça.

On fera donc partie de ces couples qui galèrent, de ceux à qui on pose sans cesse la question : "alors le bébé c'est pour quand ?" Oui on va le vivre, des mois, l'attente sera longue, le parcours sera difficile, le couple va en souffrir mais restera soudé, mon moral va en prendre un coup, à la limite de la dépression, ne supportant plus le regard des gens.

De l'infertilité, de tous ces moments, j'en reparlerai.

Pour nous ça c'est bien terminé tu t'en doutes et plutôt rapidement même. 

Nous l'avons voulu, espéré, attendu, j'ai cru que jamais cela ne nous arriverait, que nous ne connaîtrions jamais ce bonheur mais oui c'est bien réel aujourd'hui notre tout petit est bien là !





mardi 4 août 2015

Premier billet

Après des mois de réflexion, c'est décidé, je me lance ! 
Pas facile de rédiger ce premier billet, première pierre d'une longue série d'articles, enfin je le souhaite.
Je pense que le plus simple est de vous dire que je suis une jeune maman de 29 ans qui souhaite ici partager son univers, entre grands bonheurs et petits malheurs.
Juste une envie de bloguer, partager, échanger ...

A très vite ...